Dharamsala « ville du dalaï lama » du 3 janv au 9 janv
 
  
     

Dharamsala « ville du dalaï lama » du 3 janv au 9 janv

Dharamshala, Inde le 09/01/2017

Dharamsala « ville du dalaï lama » du 3 janv au 9 janv

 

Arriver à Dharamsala

Le trajet se serait pas si mal passé si on n'avait pas été malade. Attraper une tourista le jour où tu dois faire 10 heures de bus c'est vraiment pas de chance. On vous épargne les détails.

On arrive tant bien que mal en fin de journée, dans une chambre spacieuse avec balcon qui donne sur une très belle chaîne de montagnes, où on aperçoit de la neige sur les sommets les plus hauts. Il fait froid et il va bien falloir si faire car il n'y a ni chauffage, ni eau chaude pour ce soir... 

 

Dharamsala , "le petit Tibet"

Aller à Dharamsala, c'est un peu quitter l'Inde pour découvrir la communauté tibétaine. C'est à McLeod Ganj que le Dalaï-lama a élu domicile en 1960 ainsi que des milliers de réfugiés Tibétains. En 1959, le Premier ministre indien l'autorisa à établir un gouvernement tibétain en exil à Dharamsala. Depuis plus de 110000 réfugiés tibétains ont fui leur terre natale devant la dramatique invasion chinoise, qui a fait depuis 1949, plus d'un million de morts, sans compter la destruction de la quasi-totalité des monastères anciens. La communauté tibétaine se bat encore actuellement pour faire cesser l'extermination de son peuple perpétré par le pouvoir chinois.

Aujourd'hui Dharamsala est une ville touristique, on vient ici pour rencontrer le Dalaï-lama, pour faire du yoga, de la méditation ou des randonnées, et bien sûr pour découvrir la culture tibétaine. On savait évidemment qu'on allait croiser beaucoup de tibétains, mais ça nous a tout de même surpris. On a eu un peu l'impression d'avoir changé de pays. Ici les temples hindous ont laissé place aux temples tibétains. Toujours en tournant dans le sens des aiguilles d'une montre, les fidèles font roulés de gros moulins en récitant des prières. Les moines tibétains en robe orange ont remplacés les indiens enturbannés. Les « momos » ont volé la vedette aux thalis sur les cartes des restos.

 

Nos journées au "petit Tibet "

On aurait bien aimé commencer notre récit par notre rencontre avec le Dalaï Lama mais il ne nous a même pas invité !! On a juste eu l'occasion de voir sa demeure de l'extérieur. Pendant ces quelques jours passés ici, on a essayé de s'imprégner de la culture tibétaine en visitant quelques temples, en allant jusqu'au monastère qui forment des jeunes moines et en visitant le musée qui retrace en photos et en textes la douloureuse histoire du Tibet. Le documentaire auquel nous avons assisté est poignant et nous montrent le combat quotidien du peuple Tibétains pour stopper les horreurs que leur infligent les chinois.

On a aussi découvert de nouvelles saveurs culinaires, comme par exemple les « momos » (sorte de raviolis cuit à la vapeur ou frit) et le pain tibétain, un pain cuit à la vapeur :-(   Ahhhh elle est bien loin notre bonne baguette française bien croustillante !! Dharamsala aura aussi été une petite étape rude niveau confort. Pendant trois jours on n'a pas eu d'eau chaude, la chambre était glaciale malgré le petit chauffage qu'on a loué. Pour la première fois du voyage on a passé deux jours sous une pluie diluvienne. On a même aperçu quelques flocons de neige... On a aussi changé d'hôtel pour la dernière nuit car le nôtre était complet. Au niveau de l'argent, ben, c'est toujours galère ! On peut maintenant retirer une cinquantaine d'euros mais le problème c'est que les distributeurs ne sont pas approvisionnés. Le gouvernement n'a pas prévu assez de coupures. On perd donc un temps fou à trouver « Le » distributeur (quand il y en a un) pourvus de monnaie. Ici par exemple, on a dû prendre un taxi, qui nous a arrêté dans plusieurs distributeurs avant d'en trouver un avec de l'argent. Ensuite il a fallu faire la queue pendant près d'une heure... Enfin tout ça pour dire, que les problèmes liés au changement de monnaie sont loin d'être résolus.

 

Nos impressions sur Dharamsala

Dharamsala aura été une halte agréable. Nous avons apprécié de pouvoir flâner « presque » tranquillement (si on ne prend pas en compte les voitures qui nous frôlent à toute allure en ville) au hasard des rues. Nous avons eu une première approche de la culture Tibétaine, et ce séjour nous aura permis d'en savoir davantage sur la tragique histoire du Tibet. Quant aux tibétains, nous ne les avons pas assez côtoyés pour en tirer des conclusions. Cependant, on n'a pas retrouvé dans cette ville le contact presque inné qu'on a d'habitude avec la population, les regards chaleureux des commerçants, les mots bienveillants des passants...

Aujourd'hui nous avons hâte de retrouver « nos indiens » et le brouhaha qui va avec. Car on est le 9 janvier, déjà... Notre périple en Inde n'est pas terminé, il nous reste encore 3 villes à découvrir mais on sait qu'on s'approche tout doucement de la fin. L'Inde et ses rues poussiéreuses, ses jolies indiennes en saris colorés, ses villes grouillantes et polluées, et surtout tous ces magnifiques sourires risquent de nous manquer... On espère rencontrer dans les autres pays, des gens aussi avenants et gentils que les Indiens. Mais pour l'heure, chassons ces pensées de nos têtes et profitons pleinement des jours qu'il nous reste à vivre dans ce merveilleux pays.

Nous quittons Dharamsala en fin de matinée, avec un bus local complétement destroy. Au départ le bus est vide, on peut donc caller nos gros sacs sur le siège à côté de nous. Seulement au fil des arrêts le bus se rempli, jusqu'à être bondé. Impossible de mettre nos sacs ailleurs, alors on est un peu gêné quand on voit les gens s'entasser debout autour de nous. Après 4 longues heures nous changeons de bus. Et cette fois ci on arrive tant bien que mal à coincer nos sacs derrière le chauffeur. Encore une fois le bus est noir de monde. Et par manque de chance, une petite fille vomie sur le sac de Jimmy... Il est super content du cadeau ! Bref, après encore trois bonnes heures de trajet nous arrivons dans la ville d'Amristar.

 


 

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